[ Hey Jude, don't be afraid ]

[ Hey Jude, don't be afraid ]

[ De battre mon coeur s'est arrêté. ]


Et j'ai entendu l'écho de nos pas.
Des pas perdus que l'on retrouve, en pleine décadence.
<< Je comprends tu sais, ce que tu dis, vraiment. >>
Des paroles chuchotées sur un coin de lit, à la recherche du temps perdu.
Peut-être pas si perdu que cela finalement. Suspendu? Oui, tu vois, j'ai retenu tes mots..
Ils ont mis un peu d'ordre dans mes idées, calmé mon esprit. Entendre que je ne dois pas être si déglinguée que ça, finalement c'est pareil pour tout le monde, on s'engueule, on s'éloigne, on se retrouve, parfois.
Calmer cette angoisse de la perte aussi, âcre goût de deuils trop vite ensevelis & d'une irrepressible peur de la fin.
Reprendre un peu vie, loin de l'assassin " Sans moi elle n'est rien, elle n'a plus personne".

Je t'emmerde, j'en peux plus de tes coups de couteaux, tu vois je crois que je t'ai tellement aimé que maintenant j'te déteste, c'est la logique des choses non ? Pars vite longtemps et reviens tard. Laisse disparaître tout cela, & plus tard on n'en gardera que les jolis souvenirs.

Une nuit d'épuisement, du flux de nos maux déversés, une nuit d'apaisement.
Plus tard, au matin, c'est un brin d'harmonie qui revient, et une petite voix comme celle qui vient raconter le fond des pensées dans les films - les instants de prise de conscience- et qui murmure " C'est dingue à quel point j'ai besoin de toi "

<<Reste près de moi, s'il te plait. Juste toi>>

Oh oui Chou, je reste, tout près.
Je t'aime.


Et si quelqu'un touche à l'un de tes cheveux, on l'enverra au terminus des prétentieux.
# Posté le mercredi 27 février 2008 13:27
Modifié le mercredi 27 février 2008 15:08

[ Paris, je t'aime ]

[ Paris, je t'aime ]

Nostalgique.Je tourne les pages de mon petit carnet.

[ Fini les ballades le long du canal, les escaliers des cartes postales, c'est fni Paris.. ]

N'en restent que ces quelques mots griffonnés entre deux stations de métro, dans les entrailles de la capitale.
Et s'en dégage la magie clichesque de tous ces lieux que l'on se ne lasse pas de sillonner, de cette ambiance si particulière qui nous donne l'impression d'être hors du temps, quelque chose d'un peu fictionnel.
Et aussi, derrière un coktail, la promesse fraternelle d'une future nuit d'ivresse dans les rues de Paname. Car on s'y sent un peu paummés tout les deux hein, c'est étrange de se retrouver là.
Le regarder, dans cette lumière artificielle, agressive, ses yeux clos et sa tête basculée contre cette vitre de métro dégueulasse. En arrière plan un p'tit gars complètemment raide qui monopolise toute sa concentration dans la formation d'un immonde crachas, qui vient s'écraser à intervalles réguliers sur le sol. Bienvenue dans la ligne neuf direction Montreuil, il est une heure du matin. Petit sourire et ses yeux qui s'ouvrent <<c'est fin>>. Fou rire irrepressible comme lui seul sait les provoquer. Aussi excessif que ces detestables larmes, en émergeant de quelques heures de sommeil. Je referme la porte silencieusement et j'ai cette impression de dernière fois. Cette angoisse de ne jamais le revoir. Quelle conne. Un coup d'oeil par la fenêtre, on distingue mal les tags qui font office de paysage, mais parfaitement la faible lueur derrière chaque vitre d'une immense tour.
Fin du Rêve de la veille.

Quelques photos, aussi. Souvenirs des pas perdus dans les Abbesses, au beau milieu des oeuvres d'art du palais du Louvre, d'Orsay.. [ Sous le pont Mirabeau coule la Seine]

<< Paris a cette poésie qui t'appartient>>

La poésie de vivre dans l'irréel peut-être, d'une indicible soif d'absolu..

" Lentement le temps s'en va, s'effiloche
J'en ai assez du lait des contes!
Je hume le monde réel et proche
que la mousse du ciel surmonte"
Atilla Jozsef

[ Leila au pays du carousel ]

# Posté le vendredi 29 février 2008 13:43
Modifié le samedi 01 mars 2008 09:54

[ Elle existe pas en vrai tellement elle est belle ]

[ Elle existe pas en vrai tellement elle est belle ]

<< Venez venez mes petits, chuuut, doucement >>

Place du Carousel, une p'tite vieille comme on n'en voit que sur les photos de Doisneau, ou dans Amélie Poulain. L'homme de verre version femme.


[ Il n'y a que toi et les oiseaux ]
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 03 mars 2008 13:13

[ Trahir l'insomnie ]

[  Trahir l'insomnie ]

<<Je sais pas vraiment si c'est nous qui perdons les pédales, ou si c'est de voir tout notre entourage s'égarer..>>

Rires oiseux, pleurs sans raisons,
Mains indéfiniment pressées,
Tristesses moites, pâmoisons,
Et quel vague dans les pensées !
P.Verlaine


Mais laisser couler l'amertume, retrouver la fontaine de Narcisse et s'y éclabousser, s'y noyer..



Nos pas en guise de promesse

[ En route pour la joie ]

# Posté le lundi 03 mars 2008 15:11
Modifié le mercredi 05 mars 2008 13:49

[ Et dans l'ombre, en silence ]

[ Et dans l'ombre, en silence ]
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 10 mars 2008 15:08